01 69 36 43 03Skype ou par téléphone

Diététicienne Nutritionniste

Qu’est-ce qu’il vaut mieux apprendre aux enfants : les nutriments ou le plaisir de bien manger ?

Parler de convivialité, de plaisir et de partage, c’est plus motivant que s’astreindre à respecter des règles de nutrition ! C’est la position partagée par le célèbre chef étoilé Olivier Roellinger : il s’exprimait récemment dans Le Monde en proclamant « le droit au bien manger ».

COMMENT FAIRE POUR BIEN MANGER ?

Exploser son budget ? Respecter des consignes nutritionnelles ? Compter ses petits-pois pour savoir si on a eu ses 5 fruits et légumes, se demander si on n’a pas mis trop de gras dans son sauté de veau, ou trop de sucre dans sa tarte au citron ? Et s’il fallait tout simplement rayer ces plats de notre répertoire ? Avec le doute qui s’immisce en nous … Et si on avait quand même mangé TROP GRAS, ou TROP SUCRÉ, c’est grave docteur ?? Ou alors, juste avoir du bon sens et faire confiance à son corps en l’écoutant ? Ça paraît si simple …

DES PRINCIPES DE BON SENS

Pour prendre soin à la fois notre santé et de notre environnement, quelques principes simples suffisent amplement :

- Privilégier les aliments d’origine végétale : sans supprimer les aliments d’origine animale bien sûr, mais donner la part belle, non seulement aux fruits et légumes, mais aussi au pain et aux diverses céréales, dont certaines sont à redécouvrir. Manger moins de viande, mais de la bonne viande ne revient pas plus cher, discutez avec votre boucher pour savoir d’où viennent les animaux, comment ils ont été nourris et abattus …

- Cuisiner des aliments simples, pas ou peu transformés, de saison et si possible, produits localement. Et si les légumes sont cuisinés, vos enfants les apprécieront plus facilement : avec des pâtes, en gratins, dans des tartes ou des soupes ….

- Manger les bonnes quantités en utilisant ses sensations de faim et de rassasiement. Rien de compliqué pour faire l’éducation alimentaire de ses enfants : les familiariser avec des aliments variés, les emmener au marché, leur faire manipuler la nourriture, les inciter à goûter et à cuisiner (des gâteaux, en général ils sont plus motivés), leur faire apprécier les repas en famille en créant des conditions agréables …

C’est sans doute une manière d’entretenir « the french paradox », qui intrigue bon nombre de cardiologues américains, en constatant qu’au pays des bons vins et des bons fromages, on meurt 2 fois moins d’infarctus qu’aux États-Unis.

QUELLE VISION DE L’ALIMENTATION ?

Les Anglo-Saxons ont une approche très fonctionnelle de l’alimentation, qui se révèle par exemple, dans le peu d’importance qu’ils accordent à la pause-déjeuner : alors que 77 % des Français consacrent plus de 30 mn à leur déjeuner, les Anglais ne sont que 27 % et les Américains 36 %. Quand on interroge des Américains en leur demandant ce qu’est bien manger, ils récitent en majorité les consignes nutritionnelles : ne pas manger trop, pas trop gras, etc. Et quand on leur demande si c’est ce qu’ils font, ils répondent par la négative. Les Français eux, répondent à la question du bien manger en évoquant le plaisir de consommer des bons produits et de partager un repas en toute convivialité, ce qu’ils mettent en pratique sans problème. Transmettre cette culture aux enfants, c’est le meilleur service à leur rendre pour en faire des adultes en bonne santé et à l’aise avec leur alimentation.