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Diététicienne Nutritionniste

Être perfectionniste empêcherait de mincir ? Le rapport entre les deux n’est pas évident, mais existe !

Pour perdre du poids durablement --> Être moins perfectionniste

Bon et mauvais perfectionnisme

  • Le « bon » perfectionnisme est adapté : c’est le moteur de l’action et permet d’atteindre des objectifs réalistes.
  • Le « mauvais » perfectionnisme » est inadapté : il a pour objectif d’éviter l’échec, et d’éviter ainsi de donner une mauvaise image de soi. Il ne fonctionne pas car il n’est pas au service des objectifs.

Les femmes, premières concernées

Les femmes sont en première ligne, pour de multiples raisons : culturelles, sociales, éducatives (89 % des femmes interrogées disent qu’elles retiennent le sens de l’effort de ce que leurs mères leur a transmis). Elles sont sommées d’être parfaites dans leur rôle de mère de famille, de compagnes, et au travail … Et par dessus le marché, il doivent aussi être éternellement jeunes, minces et belles : la pression est présente dans de très nombreux domaines. Pour toutes ces raisons, les femmes présentent un risque plus élevé de perfectionnisme inadapté.

Perfectionnisme inadapté, pensées automatiques et émotions négatives

Le cas de Véronique : elle a l’idée qu’elle doit se présenter selon un schéma idéal, tout en ayant conscience que les critères de perfection ne sont pas atteints. Les pensées automatiques Ces pensées se traduisent par des formules-type, comme « il faut », « je dois », « il ne faut pas » … Véronique pense que pour trouver l’amour, elle doit être mince, et cette pensée est rigide, évidente, avec une vision en noir et blanc : bien ou mal, tout ou rien … A aucun moment Véronique ne met en doute ses pensées automatiques, qu’elle est incapable de détecter, car apprises et réapprises par la société. Les émotions négatives Le problème, ce sont les émotions produites par ces pensées automatiques, avec le risque de ressassement : « je suis nulle, je n’y arriverai jamais, je serai toujours grosse … » Et c’est la porte ouverte à des flots de tristesse et de culpabilité, car la pression provoquée par la société est encore plus douloureuse que la pression venant de soi-même.

Émotions négatives et troubles du comportement alimentaire

Et quand Véronique se sent triste et coupable, elle a très envie de manger pour se réconforter, de préférence des « cochonneries », selon son expression. Forcément, dans ces moments-là, elle n’a pas envie de manger des clémentines, mais plutôt des chips ou des gâteaux. Mais comme elle s’en veut, au lieu de la réconforter, les gâteaux augmentent encore sa culpabilité et son mal-être, donc elle en mange encore plus, puisque de toute façon, « foutu pour foutu …». Les compulsions apparaissent, diminuent ou augmentent selon les événements de la vie … De nombreux facteurs peuvent provoquer et maintenir les compulsions, et le perfectionnisme inadapté en fait partie. Si vous vous sentez concerné(e), sans doute avez-vous bien compris l’intérêt à changer votre comportement … mais comprendre ne suffit pas pour réussir !

Deux titres à lire absolument

« Belle autrement ! En finir avec la tyrannie de l’apparence »
Sophie Cheval
éd Armand Colin
« Imparfaite, pourquoi pas ? »
Claire-Marie Best
éd Armand Colin